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ENDURANCE FONDAMENTALE

En adoptant des allures trop rapides, le coureur ne bénéficie pas des effets positifs et indispensables qu’induit l’endurance fondamentale sur l’organisme.

C’est un travail important pour le coureur avec une allure qui se situe entre 60 et 65% de VMA.

Vous me direz oui c’est bien si l’on connait sa VMA. Dans le cas contraire il existe un moyen très simple. A cette allure, on doit pouvoir tenir une conversation sans que le débit de parole ne soit haché.


On retrouve ce travail :

Lors des séances de récupération au lendemain d’une séance intense,

A l’échauffement et à la fin des séances avec le retour au calme,

A la reprise de l’entrainement après une période d’arrêt.


L’endurance fondamentale produit des effets bénéfiques sur l’organisme.

  • L’amélioration de la circulation sanguine et une meilleure utilisation des vaisseaux capillaires, augmentent ainsi la quantité d’oxygène dont pourront disposer les cellules musculaires.

  • Une augmentation du volume du cœur, permettra une amélioration du débit cardiaque et donc au final une baisse de la fréquence cardiaque pour une même intensité d’effort.

  • Lors des footings longs en endurance fondamentale, le coureur habitue aussi son organisme à mieux utiliser les réserves de lipides pour fournir l’énergie nécessaire à la contraction musculaire. Ainsi les réserves de glycogène intramusculaire sont davantage épargnées. En d’autre terme, associé à une hygiène alimentaire appropriée, vous perdez du poids.


Il est aisé de comprendre pour quelles raisons le coureur commettrait une grave erreur à négliger ce travail en endurance fondamentale. Cette allure pouvant être considérée comme étant les "fondations" de l’entraînement en course de fond. Son volume doit représenter au moins 70% de l'horaire hebdomadaire d'entrainement chez le coureur.



Dans le cadre des séances d’endurance, le repère utilisé est la Fréquence Cardiaque. Il est difficile de contrôler ses allures à partir de vitesse de course. Trop d’éléments extérieurs et internes peuvent rendre néfaste l’utilisation d’une vitesse ‘’repère’’ : les côtes, le vent, la chaleur, la nature du terrain et la fatigue.


Paradoxalement, courir à ces faibles intensités n’est pas aisé au départ. Le coureur ne ressent pas de sensations agréables. Il a le sentiment de devoir se freiner continuellement. Mais au fil des séances, en conservant cette faible intensité, le coureur retrouve petit à petit sa vitesse de course normale tout en étant plus économique. De plus, les progrès réalisés à intensité faible se répercutent au niveau de ses autres allures de course. Ce travail demande de la patience.


En résumé, si l’on veut courir plus vite, Il faut accepter de courir moins vite.

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